Le Parti socialiste ébranlé par un “séisme” eurosceptique

PHOTO AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

“Séisme” chez les socialistes français, observe El País. En signant l’accord de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) avec la France insoumise (LFI), Europe Écologie-Les Vert (EELV) et le Parti communiste, le Parti socialiste (PS) a donné son appui pour que la France “s’ajoute à la liste des pays qui, comme la Hongrie et la Pologne, créent des tensions dans le projet commun européen”.

“Les différences, jusqu’ici abyssales, entre la politique européenne du PS et celle de LFI, étaient le principal obstacle pour l’accord.”

S’allier à l’union des gauches sous la houlette d’un dirigeant eurosceptique tel que Jean-Luc Mélenchon n’est pas anodin pour le parti héritier de François Mitterrand et Jacques Delors.

Enfreindre les règles ou les changer

La question de la désobéissance, “fondamentale dans le vocabulaire de Mélenchon en ce qui concerne l’Union européenne”, a beaucoup posé problème aux socialistes, plus qu’aux écologistes et aux communistes, qui ont accepté d’inclure ledit terme dans leur communiqué commun.

Résultat ? Une formulation qu’El País juge “alambiquée”, qui leur permet de ne pas assumer ce terme problématique. “Nous parlons de désobéir pour les uns, de déroger de manière transitoire pour les autres, lit-on dans le communiqué, mais nous visons le même objectif : être en capacité d’appliquer pleinement le programme partagé de gouvernement.” Il faudra peut-être enfreindre “certaines règles”, notamment “économiques, sociales et budgétaires”.

“Il y a un argument souverainiste derrière l’accord, juge El País, cette idée que la volonté populaire des Français, telle qu’elle s’est exprimée dans les urnes, ne peut pas être remise en cause par les lois de l’UE.” On trouve aussi un argument progressiste, analyse-t-il, car certaines règles européennes sont considérées comme inadaptées aux impératifs économiques et sociaux. Tout “Frexit” a été écarté, mais la Nupes souhaite réorienter certains traités.

“Toute la question est de savoir comment on change les règles. Soit on agit de façon unilatérale, en les ignorant ou en leur désobéissant, soit on les renégocie, selon la bonne vieille méthode européenne qui a fait ses preuves.”

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