Comment le parti de Marine Le Pen avance ses pions dans la police

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L'officialisation de sa prise de fonction a été aussi discrète que ses années passées dans l'orbite du Front national (FN), aujourd'hui Rassemblement national (RN). En avril, à la faveur de son inscription sur le réseau social Twitter, Patrick Yvars, ancien haut fonctionnaire de police, a rendu public son ­engagement au sein du parti d'extrême droite en tant que délégué départemental adjoint du RN des Hauts-de-Seine. L'annonce est ­survenue au lendemain de son départ en retraite et s'est faite "de façon très naturelle", commente-t-il. Car avant de sortir du bois, le gradé, alors commissaire divisionnaire du 3e DPJ à Paris, comptait parmi les discrets participants aux CAP, les comités d'action programmatique mis en place pour construire le projet de Marine Le Pen en vue de la présidentielle de 2017.

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À plusieurs reprises, tout au long du mois de juin, cette proximité entre certains membres des forces de l'ordre et le RN a pu être constatée dans la rue pendant le mouvement de contestation policière contre le "lâchage" de l'ex-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui avait proposé d'interdire les clés d'étranglement et de suspendre les agents en cas de "soupçons avérés" de racisme. Le 11 juin, à Bordeaux, la déléguée régionale du RN Gironde, Edwige Diaz, était chaleureusement accueillie lors d'un dépôt de menottes devant un commissariat de la ville : "Ma...


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