Le parti majoritaire saisi par le doute

« Rien ne va plus, les jeux sont faits ». C’est la formule qui résume le mieux le désarroi qui règne au sein du parti majoritaire à l’approche des municipales.

Déception, amertume, rancœur qui se sont traduites par des défections qui ont fait tomber les effectifs du groupe LREM de 314 en 2017 à 300.

La plus spectaculaire est celle de Cédric Villani, candidat à Paris contre Benjamin Griveaux, qui a obtenu l’investiture de LREM. Pire, Villani se maintient malgré l’intervention personnelle d’Emmanuel Macron.

Une sécession d’autant plus significative qu’elle s’est doublée ces derniers temps d’une révolte de nombreux députés vis-à-vis du président qui leur demandait de faire preuve « d’humanité » après l’épisode du vote désastreux du refus de rallonger le congé parental après la mort d’un enfant. Les députés se sont sentis lâchés par le président.

Ceci se double d’interrogations après des sondages montrant que Macron est de plus en plus impopulaire dans l’électorat de droite et en même temps chez les électeurs de gauche ayant voté pour lui en 2017, qui se montrent très hésitants pour 2022.

Une petite musique que vous avez sans doute déjà entendue : « Je ne voterai plus pour Macron, y compris face à Le Pen ». Ce qui, à l’approche des municipales renforce le sentiment de catastrophe annoncée. Et explique les raisons de la circulaire Castaner,

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