Le parti de l’opposant Martin Fayulu saisit la justice militaire contre la police de Kinshasa

Une plainte a été déposée à l’auditorat militaire général pour dénoncer la répression policière en fin de semaine dernière contre la manifestation des partisans de l’Ecide. Ces derniers manifestaient devant le Parlement et au siège de l’Ecide pour protester contre la révision de la loi électorale qui est en discussion au Parlement. Ils accusent le pouvoir en place de vouloir faire adopter une loi électorale qui lui soit favorable.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Kamanda wa Kamanda Muzembe

Avec cette plainte, le parti d’opposition compte dénoncer ce qui s’est passé vendredi dernier au siège du Parlement.

L’avocat de l’Ecide, maitre Clément Muza, parle d’une violence insoutenable de la part des forces de l’ordre : « Ils sont entrés au siège de l'Ecide et ils ont non seulement saccagé, volé, violé, et ils ont même tiré à bout portant à balles réelles. Nous avons aujourd'hui des victimes internées dans un hôpital militaire, le camp Kokolo. »

Les responsables de la police, eux, accusent les partisans de l’opposant Martin Fayulu d’avoir été en possession d’armes blanches pendant leur manifestation devant le Parlement.

L’avocat de l’Ecide demande une enquête et que les responsables de cette violence soient punis.

L’année dernière déjà, un rassemblement de ce même parti avait été violemment réprimé et s’était soldée par le décès d’une manifestante.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles