Le Parti communiste perd plusieurs bastions historiques

Symbole d'une soirée noire pour le Parti communiste français, le socialiste Mathieu Hanotin l'emporte à Saint-Denis, sous le giron du PCF depuis 1945.

Rude soirée pour le parti à la faucille et au marteau. Après un premier tour encourageant malgré quelques signes de faiblesse, le Parti communiste français a perdu de nombreuses places fortes ce dimanche 28 juin à l'issue du second tour des élections municipales. Plusieurs villes dirigées depuis des décennies par des maires "rouges" vont échapper au contrôle des communistes.

Saint-Denis est peut-être le cas le plus emblématique : dans la ville de la basilique des rois de France, le PCF conservait la mairie depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Mais en raison de la division entre communistes et insoumis, sur fond de désaccord lié à l'élu municipal indigéniste Madjid Messaoudene, le maire sortant Laurent Russier a échoué à fusionner sa liste avec le candidat LFI Bally Bagayoko. C'est le Parti socialiste de Mathieu Hanotin qui emporte la mise avec 59,04% des voix contre 40,95% pour l'édile communiste, lors d'un scrutin marqué par une très forte abstention (seulement 34% de participation).

Toujours en Seine-Saint-Denis, le PCF est également en déroute à Aubervilliers, une commune qu'il a dirigée depuis la Libération excepté entre 2008 et 2014. La maire sortante Meriem Derkaoui a été largement battue au second tour. Elle est devancée par le candidat divers gauche Sofienne Karroumi, mais plus encore par Karine Franclet de l'UDI : l'une des plus grandes villes du "9-3" passe donc sous domination de la droite.

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