Il y a une part de changement climatique chez "Bernd", l'événement météo extrême qui a noyé l'Allemagne, la Belgique et le Luxembourg

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Du 12 au 15 juillet 2021, l’évènement de fortes précipitations baptisé "Bernd" par les services météo allemands a inondé et détruit une partie des Etats de l’Ouest de l’Allemagne, l’est de la Belgique et le nord du Luxembourg. Cette intensité jamais vue a été exacerbée par l’augmentation des températures depuis deux siècles, affirment les chercheurs.

BLOCAGE. "Bernd" est ce qu’on appelle un "évènement extrême". En provenance du pôle nord, une "goutte froide" (c'est-à-dire une descente d'air des pôles entre deux zones atmosphériques plus chaudes) très lente a stationné du 12 au 15 juillet 2021 sur les états fédéraux allemands de Rhénanie-du-nord-Wesphalie et de Rhénanie-Palatinat ainsi que sur la Belgique et le Luxembourg. Elle a aspiré de l’air chaud et chargé en humidité en provenance de la Méditerranée, provoquant une vaste perturbation pluvieuse. C’est le blocage de ce système météo qui a provoqué la destruction de milliards d’euros de biens et la disparition de 184 personnes en Allemagne et 38 en Belgique. Il est tombé plus de deux mois de pluie en 12 heures. A Cologne, cela représente 154 millimètres d’eau durant ces 24 heures du 14 juillet (dont 145mm en 12h) ce qui est considérable. Il était déjà tombé 88mm d’eau la veille.

Le World Weather Attribution fait le lien entre changement climatique et "évènements extrêmes"

Ce genre de situation météo n’est pas exceptionnel. C’est son intensité qui frappe. Les climatologues estiment que l’augmentation de la teneur en eau dans l’atmosphère du fait de la hausse des températures mondiales de 1,2°C depuis 1850 est la principale raison de l’augmentation des volumes de pluies sur la planète et la survenue de plus en plus fréquentes de ces "évènements extrêmes".

Mais comment faire la part entre ce changement climatique, l’aléa météo, les sols engorgés d’eau par des précipitations survenues les jours précédents, mais aussi les aménagements humains (artificialisation des sols, constructions en zones inondables, obstacles à l’écoulement de l’eau provoqués par les infrastructures routières et ferroviaires, etc.) qui ont exacerbé les dommages ? Les chercheurs du monde entier réunis au sein du , viennent de répondre dans une étude dont les conclusions sont sans ambiguïté : avec une température inférieure de 1,2C, l’intensité des précipitations auraient été inférieures de 3 à[...]

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