Parov Stelar, le père de l'électro-swing, teinte son dernier album de jazz

Medhi Weber
Quelques jours après la sortie de l'album "The Burning Spider", le DJ autrichien Parov Stelar a choisi Paris pour un concert exceptionnel mercredi soir au Faust, le club niché sous le pont Alexandre III, célèbre pour ses soirées électro branchées. Avant de monter sur scène, Marcus Füderer (son nom dans le civil) a accepté notre interview. Rencontre avec le pionnier de l'électro-swing.

Lumières tamisées, canapés en cuir, bruits de casseroles. Le DJ autrichien Parov Stelar nous attend dans un espace lounge feutré, coincé entre le bar et les cuisines du Faust, un club parisien établi dans un ancien entrepôt naval de la Garde Royale, sous le pont Alexandre III. L'artiste y joue le soir-même.
Du haut de ses quarante-deux printemps et avec vingt ans de carrière derrière lui, Parov Stelar n'en est pas à sa première scène. Et pourtant, le stress est toujours là... "Je suis très nerveux pour ce soir. Un DJ set ce n'est pas comme une performance en festival. Le rapport avec le public est plus intimiste donc tu as plus de pression."

Pression d'autant plus grande que le DJ est là pour mettre au jour son bébé, l'album "The Burning Spider", sorti le 21 avril. Pour cet opus, Parov Stelar a tenu à se renouveler. Dès les premières secondes du titre qui ouvre l'album (et qui porte le même nom, « The Burning Spider »), la voix samplée du soulman afro-américain Lightnin' Hopkins donne le ton. Résolument plus jazzy que les productions passées de l'artiste autrichien. "En réalité, cet album aurait pu voir le jour il y a un an. Ce que j'avais produit était bon, mais ça ne me plaisait pas. Ce n'était pas assez... nouveau. J'ai tout jeté et je suis reparti de zéro."
Pas assez novateur, comme une impression d'électro-swing déjà-vu, c'est la critique qui avait été faite à l'album précédent "The Demon Diaries" (2015). Le public a eu l'impression que le disque était rayé. Comme si de "Catgroove" (sur l'album "Coco", 2009) au single "Grandpa's Groove" (2016), la boucle avait été bouclée.

L'artiste, de son propre aveu, a eu le sentiment de tourner en rond. "Je crois que l'électro-swing avait atteint ses limites pour moi. C'est pour ça que cet album est si différent des précédents."
Muddy Waters (pour le titre "Soul Fever Blues"), Stuff Smith (pour "Mama talking"), Mildred Bailey (pour "Cuba Libre"), Wingy Manone (pour "Black Coffee"), au fil (...)

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