"Parler", le nouveau réseau des trumpistes

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C'était devenu depuis quelques mois le nouveau repaire de l'alt-right, la nébuleuse de l'extrême droite américaine. Créé en 2018, financé par la famille Mercer, mécène à ses débuts du sulfureux Steve Bannon, Parler s'est autoproclamé "réseau social de la liberté d'expression". De quoi séduire ultraconservateurs, libertariens, mais aussi trumpistes et conspirationnistes bannis de Twitter ou de Facebook.

Des figures influentes ont appelé à le rejoindre, dénonçant une "censure" des Gafa, comme le républicain Ted Cruz ou, en France, Marion Maréchal. Tout s'accélère en novembre avec l'élection américaine : selon le Washington Post, le réseau double en une semaine son nombre de comptes et atteint les 10 millions. Vendredi, alors que Twitter désactivait le compte de Donald Trump, Google retirait de son magasin d'application la plateforme Parler, lui reprochant l'absence de modération des contenus.

Appels à la révolution

Parler claironne sa neutralité. Mais au moment de créer un profil, l'algorithme recommande une majorité de médias conservateurs, comme les trumpistes American Greatness et Legal Insurrection. Les mots-clés #MAGA, pour "Make America Great Again", et #StopTheSteal, qui combat un prétendu vol de l'élection, rassemblent 912.000 et 681.000 messages. Le slogan #SaveTheChildren du mouvement complotiste QAnon en fédère 136.000. Et des milliers de posts contiennent les hashtags ­#HitlerWasRight ("Hitler avait raison") sans être inquiétés.

Avant l'assaut du Congrès, Parler grou...


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