Parler anglais s'impose désormais "comme une évidence" en Afrique francophone

Martin Mateso

Daniel Franck Idiata est un linguiste chevronné. Il enseigne à l’université Omar Bongo de Libreville et dirige le Centre national de la recherche scientifique du Gabon. Son constat est sans équivoque. On assiste, dit-il, à "une marginalisation progressive" du français qui perd de plus en plus du terrain en Afrique. Il en donne pour preuve son propre pays. Classé parmi les plus francophiles en Afrique centrale, le Gabon est en train de s’adapter et de s’arrimer "à la dictature de l’anglais", témoigne-t-il.

"De plus en plus de diplômés n’arrivent pas à obtenir leur premier emploi parce qu’ils n’ont pas de connaissances suffisantes en anglais. On leur demande d’avoir des compétences en cette langue, comme prérequis absolument indispensable. Par conséquent, la plupart des établissements gabonais s’adaptent et offrent à leurs étudiants des formations poussées en anglais" explique-t-il à franceinfo Afrique.

Des jeunes désabusés par "une francophonie trop politicienne"

Franck Idiata est formel, les francophones africains réalisent de plus en plus que l’anglais est devenu incontournable pour s’ouvrir au nouveau monde. Les jeunes Africains, avides de sciences et de technologies, sont désabusés par la posture de la francophonie, devenue, à leurs yeux, trop politisée. Une organisation souvent occupée à observer le processus électoral sur le continent.

Le problème de la francophonie, c'est sa politisation et une certaine (...)

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