Le Parlement va adopter la loi climat, sous le feu des critiques des ONG

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Dans l'après-midi, le Sénat et l'Assemblée vont successivement voter ce texte dense, inspiré par les travaux de la Convention citoyenne pour le climat.

Face à "l'urgence climatique", le Parlement va définitivement adopter le 20 juillet l'emblématique projet de loi climat, un "tournant écologique" vanté par le gouvernement mais vivement critiqué par les ONG et la gauche pour son "manque d'ambition".

Longues tractations nocturnes

Dans l'après-midi, le Sénat et l'Assemblée vont successivement voter ce texte dense, inspiré par les travaux de la Convention citoyenne pour le climat. Un compromis a été trouvé entre les deux chambres à l'issue de longues tractations nocturnes il y a une semaine. Selon la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, cette loi représente une "bascule culturelle globale", "une écologie" de "bon sens" et "du quotidien" grâce à des mesures comme la suppression de lignes aériennes intérieures en cas d'alternatives en train de moins de 2h30, ou l'interdiction de mise en location des "passoires thermiques", logements classés G et F, en 2025 et 2028.

Des membres de la Convention citoyenne et les ONG environnementales pointent quant à eux le "détricotage" de leurs propositions. Des marches pour "une vraie loi climat" ont été organisées ces derniers mois, et une nouvelle manifestation est prévue le 20 juillet aux abords de l'Assemblée. Présenté début 2021, le projet de loi traduit une partie des 146 propositions de la Convention qu'avait retenues Emmanuel Macron. Le volet constitutionnel, afin de graver par référendum le climat dans la Loi fondamentale, a lui été abandonné faute d'accord entre les deux chambres.

"Ecologie punitive"

Associé à d'autres lois et au plan de relance, ce projet de loi climat "permet" à la France "de tendre vers l'objectif de -40%" des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 1990, assure-t-on au ministère de la Transition écologique, qui table sur une promulgation rapide. Mais le Haut Conseil pour le climat, une instance indépendante, et le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française, émettent de sérieux doutes sur la capac[...]

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