Parlement européen : les élus français du groupe Renew dans le viseur des libéraux

Valérie Hayer lors d'un meeting de sa campagne pour les européennes, à Nice le 6 juin.  - Credit:SYSPEO/Sipa
Valérie Hayer lors d'un meeting de sa campagne pour les européennes, à Nice le 6 juin. - Credit:SYSPEO/Sipa

Déjeuner, réunions, échanges sur les boucles WhatsApp… Le groupe Renew au Parlement européen est en pleines tractations depuis les résultats des élections européennes. Les 13 Français qui ont survécu au naufrage de la campagne de Valérie Hayer demeurent la première délégation, mais ils font face aux 56 élus libéraux « historiques » de la branche Alde. Ils affrontent notamment les appétits de la délégation allemande, 8 députés, dont 5 élus FDP et 3 membres de Freie Wähler, à l'opposé des conceptions françaises.

« Les Allemands veulent obtenir le droit de choisir la première présidence de commission », confie une source interne. Les Français leur contestent ce premier choix.

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Le débat porte sur la manière d'appliquer la règle d'Hondt. Si Valérie Hayer, qui veut se maintenir à la tête du groupe, est comptabilisée dans la distribution des postes, alors les Allemands, deuxième délégation, auront le deuxième choix. Autrement dit, ils pourront choisir la première présidence de commission parlementaire offerte au groupe Renew. Pour les Français, « il n'y a pas de candidat contre Valérie Hayer chez les Alde », donc la présidence du groupe ne compte pas dans la répartition. Et, dès lors, le premier choix pour la présidence d'une commission sera français ; les Allemands sont relégués au deuxième choix. « La priorité de la France est la présidence du groupe pour obtenir les meilleurs deals avec le PPE et les S&D », indiq [...] Lire la suite