Le Parlement adopte définitivement la proposition de loi controversée sur la "sécurité globale"

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Ultime vote d'un texte ultra polémique : le Parlement a définitivement adopté jeudi la proposition de loi sur la "sécurité globale" et son article 24 réécrit mais pénalisant toujours la diffusion malveillante de l'image des policiers. Les députés ont approuvé une dernière fois la proposition de loi par 75 voix contre 33, et 4 abstentions. Dans la majorité, six LREM, la MoDem et ancienne magistrate Laurence Vichnievsky ont voté contre. Trois "marcheurs" se sont abstenus.

Objet d'une vive contestation de la part des défenseurs des libertés publiques, le texte doit passer sous les fourches caudines du Conseil Constitutionnel avant sa promulgation, comme le prévoit la gauche. "L'article 24 a fait naître du bruit, de la fureur et de l'incompréhension", a relevé Gérald Darmanin, qui s'est dit cependant "heureux qu'il existe toujours".

Contestation dans la rue

À l'appui de son propos, le ministre de l'Intérieur s'est indigné que les visages et les noms de policiers aient été affichés dans la nuit à Épinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, dans des immeubles "où on fait du deal", en guise de menace. La "divulgation de la vie personnelle (de ces agents) est une honte", a-t-il tonné. 

Honni à gauche, dénoncé par les organisations de journalistes mais largement soutenu par les syndicats policiers, l'article 24 a pour ambition de protéger les forces de l'ordre en opération en pénalisant la diffusion malveillante de leur image. Dépassant les cercles militants, la contestation s'est exprimée...


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