Le Parlement éthiopien déclare illégal le Parlement et l'exécutif régional du Tigré

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En Éthiopie, les combats continuent ce samedi dans la province du Tigré, à 700 kilomètres au nord de la capitale Addis Abeba. L’armée fédérale y a lancé une offensive depuis mercredi pour reprendre le contrôle de la province, qui cherche à faire sécession. Le Parlement a ce samedi matin officiellement suspendu les autorités tigréennes.

Avec notre correspondant à Addis-Adeba, Noé Hochet-Bodin

Le Conseil de la Fédération, le Sénat éthiopien, s’est réuni en session extraordinaire ce samedi matin et a approuvé une résolution pour établir un gouvernement de transition au Tigré.

Concrètement, cette décision signifie que le Parlement suspend les autorités provinciales du Tigré. Pour rappel, le Premier ministre Abiy Ahmed qualifie le parti TPLF et les autorités tigréennes d’illégales depuis le scrutin tenu en septembre malgré l’interdiction nationale. Toutes les relations entre le Tigré et le Parlement ont d’ailleurs cessé il y a un mois jour pour jour.

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Une décision symbolique

Dans les faits, cette décision parlementaire ne change pas grand-chose à la situation actuelle. Car Mekelle, la capitale provinciale, est toujours aux mains du TPLF, c’est-à-dire des autorités tigréennes. C’est plutôt un moyen de légiférer et de préparer le coup d’après, en cas de prise de Mekele par les troupes fédérales.

Pour cela, Abiy Ahmed ne fait pas de compromis. L’ancien prix Nobel de la Paix a annoncé hier vendredi mener des frappes aériennes dans la région.

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