Parkinson : on en sait plus sur la propagation de la maladie dans le cerveau

S’il existe des traitements pour atténuer certaines anomalies du mouvement caractéristiques de la maladie de Parkinson, aucun d’entre eux ne peut à ce jour arrêter la progression de ce trouble neurologique. En cause, le manque de connaissances sur ce processus.

Le point sur les précédents résultats

Les dernières décennies de recherche sur la maladie de Parkinson ont montré que la mort des neurones chez les personnes atteintes était associée à une libération d'agrégats pathogènes de la protéine neuronale alpha-Synucléine (αSyn) dans l'espace extracellulaire. Les chercheurs ont émis l’hypothèse que cette libération d’agrégats était à l'origine de la propagation en chaîne de la maladie, d’un neurone à l’autre.

De précédentes expériences menées sur des souris et des primates non humains ont montré que l'injection de ces agrégats dans le cerveau pouvait déclencher cette propagation, ainsi qu'une neurodégénérescence semblable à celle de la maladie de Parkinson. Toutefois, la manière dont les neurones transmettent ces agrégats à d'autres neurones n'a jamais été détaillée auparavant.

L'exocytose lysosomale libère les espèces pathogènes d'alpha-Synucléine (αSyn) des neurones dans l'espace extracellulaire. Cette libération est régulée par l'activité neuronale et le calcium cytosolique. © Xie, Y.X., Naseri, N.N., Fels, J. et al. Nat Commun.
L'exocytose lysosomale libère les espèces pathogènes d'alpha-Synucléine (αSyn) des neurones dans l'espace extracellulaire. Cette libération est régulée par l'activité neuronale et le calcium cytosolique. © Xie, Y.X., Naseri, N.N., Fels, J. et al. Nat Commun.

Le processus d’exocytose lysosomale expliqué

Des chercheurs de Weill Cornell Medicine ont utilisé des modèles de souris atteints de la maladie de Parkinson où les agrégats d'αSyn sont produits au sein des neurones. Leurs résultats, publiés dans Nature Communications, montrent que ces agrégats s'accumulent dans des vésicules cellulaires : les lysosomes. Ces derniers contiennent normalement des enzymes capables de digérer et de recycler des molécules comme des déchets cellulaires.

Mais le procédé ne fonctionne pas correctement avec les agrégats d'αSyn, souvent liés dans une structure en couches très serrée appelée « amyloïde ». Par un procédé...

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