«Park Geun-hye n’était qu’un des rouages d’un système de corruption»

Libération.fr

A Séoul, entre joie et colère, l’accueil de l’arrêt de la Cour constitutionnelle révèle une fracture au sein de la population.

Des cris de joie et quelques larmes lors de l’annonce faite vendredi par les huit membres de la Cour constitutionnelle qui ont, à l’unanimité, décidé de destituer la présidente de la République de Corée du Sud. Avec cette décision, Park Geun-hye devient le premier chef d’Etat démis de ses fonctions dans l’histoire du pays. Séoul semblait presque à l’arrêt vendredi matin lorsque tous les écrans diffusaient en direct la décision de la Cour sur la motion d’impeachment de Park. A l’origine de sa destitution, le Choi Gate, un tonitruant et long scandale de corruption politico-financier (lire ci-contre).

Ceux qui demandaient le départ de la Présidente s’étaient rassemblés tôt dans la matinée, à proximité de la Cour constitutionnelle, pour attendre la décision des juges. A 11 h 20, le verdict tombe : «Nous destituons l’intéressée du poste de présidente de la République.»

Nuancée. Cette phrase, Kim Jeong-woo n’est pas près de l’oublier. «Il fallait que je sois ici, dans la rue. C’est un moment historique pour le pays! » Venu célébrer cette décision sur la place de Gwanghwamun, où se rassemblent chaque samedi depuis plus de cinq mois les anti-Park pour une veillée aux chandelles, ce jeune père de famille exulte : «Nos efforts ont payé ! J’ai amené mes enfants pour qu’ils voient ce que les citoyens peuvent accomplir.»

Non loin, Lim Jee-seok, une institutrice, est plus nuancée : «Ce qui est déplorable, c’est qu’elle n’a pas été mise en cause pour avoir failli à ses obligations lors du naufrage du ferry Sewol A sa boutonnière, Lim a épinglé un ruban jaune en hommage aux 300 victimes du drame du 16 avril 2014.

A Hongdae, un quartier branché de l’ouest de Séoul, Lee Hwa-jeong s’apprête à célébrer la bonne nouvelle avec ses amies : «Nous sommes allées à toutes les manifestations contre la Présidente et ce soir nous allons boire pour fêter ça !» Lorsqu’on (...)

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