Paris “sous tutelle” ? La menace de deux ministres envers la capitale endettée

PHOTO ALAIN JOCARD / AFP

Paris sous contrôle de l’État pour raison financière ? Le Daily Telegraph revient sur les mises en garde formulées par le cercle rapproché d’Emmanuel Macron depuis une semaine. Une mise sous tutelle ne peut pas être exclue, a déclaré le ministre des Transports, Clément Beaune, dimanche 27 novembre sur le plateau d’Europe 1 et CNews : “Il y a une situation financière qui est grave effectivement, et qui n’est pas, contrairement à ce que dit Anne Hidalgo, liée au Covid-19 ou au fait que l’État ne prendrait pas ses responsabilités.”

Ces déclarations suivaient celles de son collègue des Comptes publics, Gabriel Attal, qui avait émis de vives critiques à ce sujet, mercredi 23 novembre sur France Inter. Il avait notamment assimilé la gestion pratiquée par la maire de Paris à un système pyramidal frauduleux dit “de Ponzi”, tout en nuançant plus tard qu’une mise sous contrôle de la capitale n’était “pas d’actualité” aujourd’hui.

En cause, explique le quotidien londonien : l’endettement de Paris à hauteur de 7,7 milliards d’euros. D’environ 1 milliard d’euros en 2001, “la dette de Paris a doublé depuis qu’Anne Hidalgo est devenue maire en 2014”. En novembre, la situation financière de la ville l’a ainsi obligée à rompre une promesse de campagne “en infligeant une hausse de 50 % de la taxe foncière aux Parisiens pour éviter la faillite”, explique le quotidien conservateur.

Les municipales de 2026 en vue ?

La maire, au nom de Paris, a qualifié les attaques de “mensonges qui portent atteinte à son honneur et à sa crédibilité”, et a annoncé vouloir porter plainte pour diffamation à l’encontre du ministre délégué aux Comptes publics. Mais au fond, c’est le bilan d’Hidalgo qui est en jeu, analyse le Telegraph :

“Ses partisans ont beau rappeler qu’elle a multiplié les pistes cyclables et rendu aux piétons des quartiers entiers de la capitale, ses détracteurs rétorquent que les chantiers interminables créent des embouteillages chroniques, tandis que d’énormes quantités d’argent public ont été gaspillées dans des projets discutables, souvent mystérieusement abandonnés ou modifiés, comme le système de location de vélos Velib’, pour des montants faramineux.”

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