Paris: trois hommes soupçonnés d'un home-jacking pour un préjudice de 1,3 million d'euros mis en examen

Paris: trois hommes soupçonnés d'un home-jacking pour un préjudice de 1,3 million d'euros interpellés (MARTIN BUREAU)
Paris: trois hommes soupçonnés d'un home-jacking pour un préjudice de 1,3 million d'euros interpellés (MARTIN BUREAU)

Trois hommes soupçonnés d'avoir volé fin mars une dizaine de montres de luxe et des bijoux pour un préjudice de 1,3 million d'euros au cours d'un home-jacking à Paris, ont été mis en examen vendredi, a-t-on appris auprès du parquet.

Les trois suspects, deux majeurs et un mineur, ont été mis en examen pour vol avec violence commis en bande organisée et association de malfaiteurs, a précisé le parquet de Paris, sollicité par l'AFP.

Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire et le troisième incarcéré dans l'attente du débat devant un juge des libertés et de la détention (JLD), qui statuera sur son éventuelle détention provisoire.

Les trois suspects, âgés de 17 à 19 ans, avaient été interpellés mardi et placés en garde à vue, selon une source proche de l'enquête, confirmant une information de BFMTV.

Ils ont été interpellés à Villabé, Corbeil-Essonnes (Essonne) et Santeny (Val-de-Marne) par la brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne, chargée des investigations.

Le 26 mars, le trio s'est présenté vers 9h30 au domicile de deux colocataires de nationalité mexicaine, âgés de 27 et 29 ans, dont l'un est un créateur de mode reconnu.

L'un des malfaiteurs, vêtu d'une chasuble de livreur et un faux colis dans les bras, est parvenu à se faire ouvrir la porte de l'appartement, situé à deux pas des Champs-Elysées.

Les trois hommes les ont ensuite menacés avec un couteau et leur ont demandé l'endroit où étaient entreposées les montres de luxe, dont des Patek Philippe et Audemars Piguet et plus de 120.000 euros de bijoux, avant de prendre la fuite en scooter.

En garde à vue, ces "exécutants" déjà connus pour des faits similaires, ont reconnu leur implication par "petits bouts" mais n'ont pas désigné leurs "commanditaires", selon la source proche de l'enquête.

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