"Paris Est Têtu" : un nouveau festival entre célébration, revendications et ouverture

Yann Bertrand

Malik Djoudi, Hyphen Hyphen, Chloé, Arnaud Rebotini, Voyou, Jake Shears, Corine... Une programmation solide, des esthétiques variées, un festival qui naît. L'idée vient de Romain Burrel, directeur de la rédaction du magazine Têtu, qui a repris le titre il y a un an : c'est "un festival qui fait gaffe à la parité, qui montre plusieurs styles de musique différents, qui fait attention à ce que les personnes LGBT soient bien reçues, il n'y en avait pas tant que ça en fait".

C'était important pour nous de faire un festival complètement ouvert, ce combat contre l'homophobie on ne le gagnera pas entre nous

Romain Burrel, directeur de la rédaction de Têtu


La musique comme une affirmation, le festival comme une célébration, "Paris Est Têtu" se crée aussi alors que 2018 a été une année noire, avec une augmentation de 66% des agressions physiques contre les personnes LGBT, par exemple, selon le rapport de SOS Homophobie. "Il n'y a pas d'ambassade, de lieu 'safe' (sûr) à Paris", regrette Romain Burrel.


Pour se faire entendre, il faut parler, montrer qu'on existe, et si les artistes prennent ce rôle-là c'est encore mieux. Chacun a des combats à mener, comme Kiddy Smile, le DJ et chanteur à l'affiche du festival dimanche.

Il n'y en a pas beaucoup qui me ressemblent dans le paysage (...)

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