Paris : les retards du plan piscines

Une nouvelle piscine à Paris, ça crée des vagues, des ondes positives. Après l'inauguration de ­Jacqueline-­Auriol (ex-­Beaujon) en 2014 et du bassin mobile ­Émile-­Anthoine en 2017, voilà l'arrivée d'un nouvel établissement portant le nom d'Yvonne ­Godard, championne de natation des années 1930. Le bâtiment tout vitré doit accueillir ses premiers ­nageurs le 6 décembre. Situé près de la ­porte de ­Bagnolet, dans le 20e, "cet équipement sportif est très attendu, explique Jean-­François ­Martins, adjoint d'Anne ­Hidalgo chargé des sports, du tourisme et des Jeux olympiques, parce qu'il fait partie d'une opération de réaménagement urbain global, et parce que ce secteur de Paris manque particulièrement de piscines. Nous avions un 'trou dans la raquette'. Nous réalisons un rééquilibrage territorial".

Lire aussi - Cet été, tentez la piscine écologique

Des piscines bondées et parfois vétustes

La capitale est mal classée en ­matière d'offres de piscine par habitant : 140 m2 de bassin pour 10.000 habitants, contre un taux de 244 m2 en France, d'où ces lignes d'eau souvent bondées à Paris. "Les arrondissements du nord et de l'est sont encore moins équipés", précise ­Nicolas ­Corne-­Viney, géographe à l'Institut régional de développement du sport (IRDS). Autre spécificité parisienne : l'âge des ­piscines. Elles ont en moyenne plus de 50 ans. La piscine Château-Landon, dans le 10e, par exemple, construite en 1884, est la plus ­ancienne de la capitale.

Il y a cinq ans, la situation était ...


Lire la suite sur LeJDD