Paris : le policier corrompu recevait des enveloppes des commerçants du quartier

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Un sous-officier du commissariat du XVIIIe arrondissement recevait de l'argent de la part de commerçants du quartier en échange de la promesse d'intercéder pour eux. (Photo d'illustration : Getty Images) (Getty Images)
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Un ancien sous-officier du commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris et cinq commerçants sont jugés cette semaine pour des faits de corruption et de trafic d'influence. 

"L’histoire ressemble à s’y méprendre au scénario du film 'Les Ripoux'", relate Le Parisien qui raconte l'histoire de Michel M., un policier corrompu du XVIIIe arrondissement de Paris. 

Retraité, Michel M. sera jugé cette semaine, au côté de cinq commerçants pour des faits de corruptions (active et passive) et de trafic d'influence (actif et passif), devant le tribunal correctionnel de Paris. 

Des enveloppes pour "être tranquille"

Interpellé en avril 2018, le major Michel M. était adjoint au chef de l'unité de police administrative, en charge plus spécialement de la partie débits de boissons. Sa tâche consistait à effectuer des contrôles sur les différents établissements de son secteur et à proposer des sanctions à la préfecture de police. 

Le patron d'un restaurant du quartier a indiqué lors de l'enquête qu'il avait appris qu'il fallait donner des "enveloppes" à Michel M. pour "être tranquille". Pendant un an et demi, le commerçant s'exécute et donne une enveloppe de 400 à 500 euros tous les mois.

Au mois d'avril 2018, le restaurateur sollicite le policier pour un problème d'expulsion locative. Ce dernier se renseigne et lui écrit trois jours après sa demande : "Bonjour, votre expulsion a été annulée par le cabinet Préfet".

Un autre commerçant a reconnu avoir versé 5 000 euros au policier. Après avoir fait face à un contrôle de police en mars 2018, ce gérant d'une épicerie proche de la station Marcadet-Poissonniers avait contacté Michel M. Ce dernier lui avait répondu : "ok je m'en occupe".

Sept ans de corruption

L'ancien policier est poursuivi pour des faits qui s'étalent de 2014 à 2018, même si lors de ses auditions, le sexagénaire a indiqué s'être fait remettre des espèces pendant sept ans. S'il reconnaît avoir perçu de l'argent, il assure ne pas être intervenu pour les commerçants, expliquant que sa stratégie était seulement de le faire croire. 

"Dans cette affaire, il n’y a aucun préjudice pour l’État. Mon client n’avait absolument pas le pouvoir qu’il prétendait avoir", a déclaré son avocate au quotidien. 

Les investigations n’ont pas permis de rattacher chaque versement à une action positive, mais la juge d’instruction exclut l’absence de toute contrepartie.

Après son interpellation, Michel M. a passé quatre mois en détention provisoire. Il a été mis à pied avant de prendre sa retraite.

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