Paris : la police judiciaire bernée par des « kidnappeurs virtuels »

Par LePoint.fr
·1 min de lecture
La famille de l'étudiante chinoise s'est vu réclamer l'équivalent de 65 000 euros. (illustration).

Le 30 mars dernier, les forces de l'ordre ont été averties de la disparition d'une étudiante chinoise. Mais tout était faux, explique LCI.

« Il fallait s'accrocher pour le croire. » De l'aveu même d'un magistrat français, l'affaire est tout bonnement incroyable : la disparition irréelle, mais parfaitement simulée, d'une étudiante chinoise résidant à Paris. Objectif : escroquer la famille de la jeune femme, relate LCI.

Le 30 mars dernier, la brigade criminelle de la police judiciaire (PJ) de Paris est alertée par les proches de la « victime », âgée de 21 ans. Celle-ci aurait disparu : pas de signe de vie depuis 24 heures, pas de réponse sur son téléphone. Comme leurs collègues de la crim', les policiers de la brigade de recherche et d'intervention (BRI) sont mis à contribution.

Vidéo de la « victime » et demande de rançon

À des milliers de kilomètres de là, en Chine, la famille de l'étudiante est contactée, sur les réseaux sociaux, par des individus se présentant comme des policiers chinois. Ils demandent le versement de 500 000 yuans (environ 65 000 euros) pour payer les ravisseurs français. Pas de panique, assurent-ils : la somme sera reversée après coup par les autorités de Pékin, mais rien ne doit fuiter de l'affaire. Presque au même moment, une vidéo est envoyée aux proches de la jeune femme : on l'y voit ligotée, pleurant et criant à l'aide face caméra. Personne ne l'accompagne, mais elle jure que sans le paiement de la rançon, ses jours sont comptés.

À LIRE AUSSI 13 mars 1925. Le jour où un arnaqueur vend la tour Eiffel !

Les enquêteurs français, eux, finissent par retrouver la « victime ». E [...] 

Lire la suite

Ce contenu peut également vous intéresser :