Paris: des pickpockets volent le portefeuille d'un policier dans le métro

Cy.C
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Les touristes sont particulièrement ciblés par les pickpockets dans le métro. - BFM Paris
Les touristes sont particulièrement ciblés par les pickpockets dans le métro. - BFM Paris

Ils s'en sont pris à la mauvaise personne. Ce vendredi, un commandant de police qui travaille dans l'Aisne s'est fait dérober son portefeuille par une bande de pickpockets dans le métro parisien, révèle Le Parisien. Ce dernier, aidé de ses collègues, est parvenu à les identifier et les a interpellé quelques heures plus tard.

Les faits se sont déroulés vers 14h30 à la gare de l'Est. Le policier constate rapidement que deux retraits de 500 euros ont été réalisés sur son compte bancaire et avec sa carte de crédit. Immédiatement, il prévient ses collègues. S'appuyant sur les images de vidéosurveillance, ils parviennent à identifier les responsables. Quelques heures plus tard, ces derniers sont interpellés et conduits dans les locaux de la brigade du 18e arrondissement.

Le matin même, c'est une femme hollandaise de 57 ans qui s'était faite dérober son portefeuille à la station RER Luxembourg par un autre groupe d'individus, relate encore le quotidien.

Une recrudescence des vols

Depuis un an, les pickpockets avaient déserté le métro parisien, bien moins fréquenté en raison de la pandémie de Covid-19. "Apparemment, ils reviennent, agissant toujours par la ruse et sans jamais preuve de violence", confie au quotidien un policier spécialisé.

Souvent originaires de l'Europe de l'Est, ces pickpockets sont souvent des mineurs réduits en esclavage par quelques adultes qui les forcent à voler. Interrogée par le Parisien, la RATP affirme qu'elle met tout en oeuvre pour enrayer ce phénomène.

"Nous disposons de 1 000 agents du groupe de protection et de sécurisation des réseaux (GPSR) qui renforcent les policiers dans leurs actions et de 50 000 caméras de vidéosurveillance. En plus nos 5300 agents de la régie sont tous formés aux problèmes et mettent régulièrement en garde les voyageurs quand un risque se présente".

Article original publié sur BFMTV.com