Paris Photo 2022: Bharat Sikka explore l’identité de «l’homme indien»

© Siegfried Forster / RFI

Ce jeudi 10 novembre ouvre la plus grande et plus prestigieuse foire du monde dans le domaine photographique. Au Grand Palais éphémère, Paris Photo accueille cette année 134 galeries en provenance de 29 pays, dont deux sud-africaines et une tunisienne. Nature morte, basée à New Delhi, la seule galerie en provenance du sous-continent indien, montre un travail très exigeant et surprenant du photographe indien Bharat Sikka autour de la masculinité, l’homme indien et le genre. Entretien.

RFI : Où et à quel moment avez-vous pris cette photo montrant une personne mettant un morceau de pastèque dans la bouche d’une autre personne ?

Bharat Sikka : J’ai pris cette image à New Delhi, en 2021. La personne à gauche est Pinky, et la personne à droite est Robertson. Elles habitent ensemble, dans le sud de New Delhi, à Kirki Village, c’est là où j’ai fait la photo. Les deux personnes ne se définissent pas par leur genre, donc la personne à gauche n’est pas une femme. Elles partagent leur vie et quand j’étais chez eux, j’ai assisté à cette situation, donc je leur ai demandé de répéter la scène pour moi. C’était un moment très intime entre deux personnes.

Fils d’un militaire, vous êtes né en 1973, au Tamil Nadu, un État dans le sud de l’Inde. Un des sujets qui vous tient à cœur est « l’homme indien ». Sur une image, nous apercevons une personne nue derrière un rideau. Qu’est-ce qu’on peut découvrir sur l’homme indien à travers cette photo ?

Une autre photo très étonnante montre une main avec six doigts. Une image à la fois très pure et très troublante.


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