Paris : le jeune dealeur interpellé gare du Nord est mort

Céline Carez
Illustration. Le jeune dealeur de la Gare du Nord est mort à l’hôpital

Le 9 novembre, alors qu’il était arrêté par les policiers, il avait avalé ses boulettes de crack.


Son pronostic vital était engagé, puis il a basculé en état de mort cérébrale. Masser, le jeune dealeur interpellé gare du Nord le 9 novembre dernier, est mort à l’hôpital Lariboisière (Xe). Il venait tout juste d’avoir vingt ans. Son certificat de décès a été établi mercredi.

Vendredi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour recherche des causes de la mort. Car l’autopsie qui avait été pratiquée sur la victime n’a pas permis de définir clairement ce qui avait provoqué son décès. « L’objectif, c’est de comprendre les origines du décès », précise une source proche du dossier.

Trente petits pochons de crack dans la bouche

Le jeune homme, originaire du Sénégal, dealeur connu du quartier, s’était fait arrêter à la sortie de la gare du Nord, dans un climat tendu, lors d’un contrôle « stup » des policiers de la BRF (Brigade des réseaux ferrés). Au terme d’une course-poursuite, Masser avait été rattrapé, plaqué au sol, menotté. Le jeune homme, se voyant acculé, avait avalé sa marchandise : trente petits pochons de crack qu’il cachait dans sa bouche. S’est-il étouffé ? En a-t-il ingéré ? Ou a-t-il succombé, comme le pensent ses proches, à des violences policières ? Le voyant suffoquer et recracher à plusieurs reprises ses pochons, les policiers l’avaient alors mis en position latérale de sécurité, lui avaient enlevé ses menottes et prodigué un massage cardiaque. Masser, hospitalisé d’urgence en arrêt cardio respiratoire, avait été plongé dans le coma et placé sous assistance respiratoire. Il n’a jamais repris connaissance.

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Des films de la vidéo surveillance avaient été récupérés. « Une plainte a été déposée par un membre de la famille pendant l’enquête préliminaire », confirme une source proche du dossier. La poursuite des (...)

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