A Paris, des hôtels en mal de clients

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Dans les rues chics du 8e arrondissement, la lumière reste allumée dans les lobbys de quelques hôtels, entre les rideaux baissés des magasins. Ainsi, boulevard Malesherbes, si la boutique Fauchon est fermée, le cinq-étoiles de cette marque demeure ouvert. Mardi, le directeur se préparait à accueillir son seul client pour la nuit, un avocat belge. "Je vais passer derrière les fourneaux et lui préparer son dîner. Je lui ai demandé ce qui lui ferait plaisir : des coquilles Saint-Jacques que je suis allé acheter", confie Jérôme Montantème, qui avait débuté dans le métier avec une formation de cuisinier.

Seuls six de ses 77 ­employés travaillent encore, les autres sont au chômage partiel. Ouvert à l'été 2018, l'établissement a lancé cette semaine une offre ­bradée par rapport à ses tarifs habituels : la double à 350 euros, avec un surclassement garanti en suite et la possibilité d'arriver à 7 heures du matin puis de repartir le lendemain à 20 heures. De quoi chercher à attirer les Parisiens ­désireux de changer de cadre à moins d'un kilomètre de chez eux? "Ils auront de l'espace pour télétravailler, avec vue sur les colonnes de l'église de La Madeleine, et peuvent aller courir au jardin des Tuileries tout proche", argumente-t-il.

L'atout du room service

Dans le 8e arrondissement toujours, le dernier-né des ­cinq-étoiles parisien, l'Hôtel Particulier ­Villeroy, est resté ouvert. Inaugurée mi-septembre, cette somptueuse demeure a divisé ses prix par trois pour l'offre ­November or N...


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