Paris : un graffeur aurait été frappé et victime d'insultes racistes par la police

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Il se serait retrouvé par terre et aurait reçu des coups de poing. (Getty Images)

Un homme brésilien d'une quarantaine d'années aurait été violenté par la police avant de recevoir des insultes racistes en octobre 2020. 

"C'était la pire nuit de toute ma vie". Le site d'information en ligne StreetPress a publié, ce jeudi, le témoignage d'un homme victime d'une violente interpellation et d'insultes racistes à Paris. 

Otiniels, un homme noir âgé de 43 ans et d'origine brésilienne, raconte avoir été violemment interpellé puis insulté lors de son arrivée au commissariat du 10ème arrondissement dans la nuit du 2 au 3 octobre 2020 après avoir réalisé un graff en pleine rue.

Selon son récit, il est descendu dans la rue vers 2h00 du matin en bas de sa résidence, après avoir organisé un apéro dinatoire chez lui. Il s'est mis à faire un graffiti sur l'immeuble voisin avant de voir passer une voiture de police. 

Une violente interpellation 

Il se dirige alors rapidement vers son immeuble pour éviter de prendre une amende, tape son digicode puis une policière lui aurait fait un croche-patte et il se serait retrouvé par terre. Il aurait également reçu des coups de poing. Il est conduit au commissariat du 10e arrondissement et se fait insulter. "Regardez le babouin que je vous amène !", aurait déclaré la policière en arrivant au poste, rapporte le média en ligne.

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Stressé, l'homme a des difficultés à souffler dans un éthylomètre, "Sale race ! Dépêche toi de souffler ! Déjà que tu n’as rien à foutre chez nous !", lui dit alors un policier.

Placé en cellule de dégrisement, l'homme rentre finalement chez lui et retrouve son compagnon vers 11H du matin. "Il avait des bleus sur le ventre et les jambes", raconte à StreetPress ce dernier qui est aussi son avocat. "Je croyais que j’allais perdre connaissance tellement la violence était intense", témoigne l'homme interrogé par le média.

L'homme n'a pas pensé à consulter un médecin et se retrouve sans certificat médical pour confirmer son récit. Craignant que sa demande de nationalité ne soit rejetée, il n'a pas déposé plainte. 

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