Paris : des gaz lacrymogènes pour empêcher des manifestants d'arriver à l'ambassade d'Iran

© Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Lors d'une seconde manifestation en soutien aux femmes iraniennes à Paris, les manifestants se sont avancés vers l'ambassade d'Iran. Ils ont été stoppés par la police qui a utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser. Si samedi la manifestation réunissait 250 personnes, dimanche environ 4.000 personnes étaient sur place.

La police française a utilisé dimanche des gaz lacrymogènes pour empêcher des milliers de personnes défilant à Paris pour protester contre la répression des manifestations en Iran d'atteindre l'ambassade de la République islamique, selon des journalistes de l'AFP. Cette deuxième manifestation consécutive en deux jours à Paris pour dénoncer la mort en détention de Mahsa Amini, 22 ans, arrêtée à Téhéran le 13 septembre par la police des mœurs pour "port de vêtements inappropriés", a coïncidé avec un autre rassemblement tendu à Londres près de l'ambassade d'Iran.

L'usage de gaz lacrymogènes à plusieurs reprises

"Des manifestants ont tenté de franchir les barrages de police et jeté des projectiles sur les agents", a annoncé dans un communiqué la police britannique, qui a fait état de cinq arrestations. Parti de la place du Trocadéro, le cortège parisien s'est dirigé vers l'ambassade d'Iran au son de slogans tels que "femme, vie, liberté !", en écho à ceux des manifestants en Iran, ou encore "France, ça suffit le silence".

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Les participants reprochent notamment au président français Emmanuel Macron d'avoir serré la main de son homologue iranien Ebrahim Raïssi lors de leur rencontre le 20 septembre en marge de l'assemblée générale des Nations unies à New York, portant notamment sur une relance de l'accord international sur le programme nucléaire de Téhéran. À l'approche de l(...)

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