Paris: enquêtes sur des soupçons de violences policières dans un commissariat du 19e arrondissement

B.R.
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Plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour des soupçons de violences policières au sein du commissariat du 19e arrondissement de Paris. - Bertrand Langlois / AFP
Plusieurs enquêtes ont été ouvertes pour des soupçons de violences policières au sein du commissariat du 19e arrondissement de Paris. - Bertrand Langlois / AFP

Plusieurs personnes gardées à vue affirment avoir été victimes ou témoins de violences dans ce commissariat.

Des enquêtes ont été ouvertes en juillet sur des soupçons de violences de la part de policiers sur des gardés à vue au commissariat du 19e arrondissement de Paris, a appris l'AFP auprès du parquet de Paris, après la publication jeudi de témoignages par Streetpress.

Des faits qui remontent au mois de juillet

Parmi les récits publiés par le site, celui d'un dénommé Moha, 37 ans. Interpellé dans la nuit du 7 au 8 juillet après une altercation dans la rue alors qu'il avait bu, il dit avoir été roué de coups par des policiers dans la voiture des forces de l'ordre et dans le commissariat. Cet homme, incarcéré jusqu'à la mi-août pour l'altercation, a déposé plainte contre les agents.

"Une enquête a été ouverte le 22 juillet du chef de violences par personne dépositaire de l'autorité publique", a indiqué le parquet de Paris à l'AFP, précisant que les investigations avaient été confiées au service de déontologie de la préfecture de police de Paris (SDSE).

Le site reprend aussi le témoignage d'un autre homme, également placé en garde à vue dans ce commissariat en juillet 2020 avec d'autres jeunes qui participaient à une soirée privée dans un appartement.

Les policiers, intervenus pour tapage, avaient interpellé plusieurs fêtards, les accusant de "violences" envers eux. Plusieurs interpellés, affirmant de leur côté avoir été victimes de coups et d'insultes au commissariat, avaient ensuite déposé plainte.

Déjà visé par d'autres enquêtes

Sur cette affaire, déjà révélée dans la presse, une enquête a été ouverte le 13 juillet et confiée à l'IGPN, la police des polices, pour "violences par personne dépositaire de l'autorité publique", a précisé le parquet à l'AFP. Le même jour, une enquête a également été ouverte pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique et outrages".

Streetpress évoque aussi dans son article le cas de deux hommes, placés en garde à vue dans la même cellule, et qui racontent au site avoir assisté à des violences et des insultes de la part de policiers.

Ce commissariat, situé dans le nord-est parisien, est déjà visé par d'autres enquêtes. Début septembre, le parquet avait notamment ouvert une enquête après la parution du livre "Flic" dans lequel un journaliste infiltré pendant deux ans dans la police parisienne, Valentin Gendrot, évoque des "tabassages" et des pratiques "racistes".

Interrogée par l'AFP, la préfecture de police, a rappelé avoir signalé les faits rapportés dans le livre "Flic" au procureur de la République et avoir saisi l'IGPN à titre administratif. "Toute personne peut signaler les faits dont elle s'estime victime auprès des services de police ou de l'institution judiciaire", a ajouté la préfecture.

Article original publié sur BFMTV.com

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