A Paris, le « curé des députés » s’apprête à quitter ses fonctions

Juliette Duclos
A la rentrée prochaine, le père Stalla-Bourdillon, sera remplacé par le père Marc Lambret, à la tête du Spep

Après 6 ans à la tête du Service pastoral d’étude politique (Spep), le père Stalla-Bourdillon quitte son mandat de « curé des députés ».


Au premier abord, on est tout de suite saisi par le contraste singulier entre son regard doux, sa mâchoire carrée et ses cheveux coiffés en brosse. Au deuxième abord, c’est l’amoncellement de piles de dossiers, de livres et de journaux, dans son bureau, qui interpelle. On peut ainsi apercevoir un lourd dossier sur le projet de loi « Asile et immigration », juste à côté d’icônes religieuses. A 49 ans, Laurent Stalla-Bourdillon est désormais connu comme le « curé des députés ».

« C’est un raccourci de dire cela, précise-t-il. J’ai mené cette activité de prêtre, au service du monde parlementaire. » S’il en parle au passé, c’est que son mandat touche désormais à sa fin. Après 6 ans à la tête du Service pastoral d’étude politique (Spep), le prêtre quittera en septembre l’église Sainte-Clotilde, située à deux rues de l’Assemblée nationale (VIIe).

Pour ceux qui ont besoin de souffler

Six années, à vivre au rythme des élus. Un premier rôle de « soupape » : « Je me mets à leur disposition au niveau individuel, car ils vivent des épreuves et sont soumis à des rythmes assez intenses. » Pas de confessionnal, mais un simple fauteuil dans son bureau où s’assoient « ceux qui ont besoin de souffler ». Quel que soit leur bord politique.

Le député Philippe Gosselin (LR) fait partie des habitués du Spep. La première fois qu’il a vu Laurent Stalla-Bourdillon, « il m’a paru grand et imposant ». Six ans plus tard, l’élu loue sa « chaleur » et sa « discrétion » : « Ça m’est arrivé de le voir pour des raisons personnelles. Il a toujours su trouver le temps pour m’écouter et les paroles pour me réconforter… »

Sans entrer dans les détails, Laurent Stalla-Bourdillon évoque la « souffrance », de certains députés, « à l’intérieur d’un groupe politique », où ils perdent « leur liberté de conscience ». Et puis, il y a eu la recomposition de l’Assemblée nationale, (...)

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