Paris : la création d’une police municipale votée avec l’opposition

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La droite demandait la création d'une police municipale à Paris depuis longtemps. 
La droite demandait la création d'une police municipale à Paris depuis longtemps.

Le projet de police municipale parisienne, promesse de la maire PS Anne Hidalgo aux municipales de 2020, a été adopté mercredi avec les voix de l'opposition, mais sans celles de ses alliés écologistes et communistes. Le projet défendu par son adjoint à la sécurité Nicolas Nordman a été adopté en Conseil de Paris à 114 voix pour et 30 contre grâce à celles des élus PS, de droite et du centre et malgré l'opposition des autres élus de gauche (PCF, EELV, Génération.s). Anne Hidalgo, qui s'était ralliée à cette idée en 2019, un an avant d'être réélue, a salué une « décision historique » alors que la police municipale est « partout ailleurs en France une évidence du quotidien ». Dans une capitale qui n'a pu choisir son maire au suffrage universel qu'à partir de 1977, « cette décision marque un nouveau pas dans l'évolution du statut de notre ville vers le droit commun des communes », a souligné Anne Hidalgo, possible candidate à la présidentielle de 2022.

La promulgation fin mai de la loi sécurité globale, même partiellement censurée, a permis de mettre fin à cette exception historique. Les premiers policiers municipaux, équipés d'un gilet pare-balles, d'une gazeuse, d'une matraque, de menottes et d'une caméra, mais pas d'arme létale, seront opérationnels dès la rentrée de septembre, par vagues de 200 ayant satisfait aux sessions de formation. L'objectif de la mairie est de passer de 3 300 agents aujourd'hui actifs au sein de la Direction de la prévention, de la s [...] Lire la suite

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