Paris : pour ou contre la journée du « Matrimoine » ?

Marie-Anne Gairaud et Christine Henry

Au Conseil de Paris, les écologistes ont surpris, et agacé certains, avec ce voeu : rebaptiser les Journées du patrimoine en « Journées du matrimoine et du patrimoine ».


En pleine polémique sur l’écriture inclusive, voilà que le dernier Conseil de Paris, fin novembre, a été le théâtre d’une nouvelle bataille sémantique. Les élus écologistes parisiens ont proposé de rebaptiser les Journées du Patrimoine « Journées du Matrimoine et du Patrimoine ». « L’égalité entre femmes et hommes dans les arts et dans la culture passe par la revalorisation de l’héritage des femmes artistes et intellectuelles d’hier », a défendu Joëlle Morel (EELV).

L’argumentation n’a pas convaincu tout le monde. « Allons enfants de la matrie… au secours… Ce n’est plus la langue française qui est en danger, c’est l’esprit qui est atteint ! », a raillé Eric Azière, le président des élus centristes au Conseil de Paris. Le débat a été jugé aussi superflu au sein de la majorité municipale. La Ville a pourtant promis d’intégrer le terme « matrimonial » dans sa communication tout en rappelant que l’appellation « Journées du Patrimoine » dépend du ministère de la Culture et des institutions européennes.

POUR : David Belliard, président du groupe écologiste au Conseil de Paris



Demander que les Journées du patrimoine soient renommées « Journées du matrimoine et du patrimoine », était-ce vraiment utile ?

Ce sujet-là c’est la partie immergée, visible des enjeux de l’égalité entre les sexes. La question que nous posions à travers ce vœu, c’est celle du legs des femmes dans l’histoire de France. Le patrimoine, ce n’est pas uniquement le fait d’artistes masculins, mais aussi d’artistes féminines. La question, c’est l’invisibilité des femmes dans l’histoire : pourquoi n’y a-t-il que quatre femmes au Panthéon ? Pourquoi moins de 10 % des rues portent le nom de femmes ? Elles ont pourtant œuvré, créé, travaillé et leur legs est aussi important que celui des hommes.

Ne serait-il pas plus urgent de militer pour (...)Lire la suite sur LeParisien.fr

Paris : un plan d’urgence pour les enfants des rues
Pour sa réouverture, la bibliothèque historique de Paris expose ses trésors
Paris : 22 ans de prison requis contre le meurtrier de Shéhérazade
Michel Aupetit, ancien médecin et nouvel archevêque de Paris
Un marché de Noël Alsacien gare de l’Est

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages