Paris et la Commission européenne s'accordent sur une nouvelle aide à Air France

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Paris et Bruxelles se sont entendu pour un nouveau soutien à Air France, à condition que la compagnie fasse de la place à la concurrence sur les créneaux de vol à l'aéroport d'Orly.

L'annonce a été faite par le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire, invité du « Grand Jury » de RTL. Pas de détails, pas de chiffres encore à ce jour, mais cette « bonne nouvelle » doit inciter la compagnie à gagner en compétitivité.

Pour obtenir cette nouvelle aide de la part de l'État actionnaire Air France devra abandonner « un certain nombre de créneaux » d'atterrissage et de décollage à Orly.

Combien exactement ? Cela sera évoqué dès ce lundi à l'occasion d'un conseil d'administration du groupe. Mais c'est moins que les 24 réclamés jusqu'ici par Bruxelles, se félicite Bruno Le Maire tout en mettant en garde :

« C'est une très bonne nouvelle pour Air France, c'est une très bonne nouvelle pour l'ensemble du secteur aérien français. On a déjà beaucoup soutenu Air France. Je rappelle qu'on a déjà apporté, – l'État français –, 7 milliards d'euros de soutien à Air France. Je veux que les choses soient très claires. Nous soutenons Air France parce que j'estime qu'il y a des dizaines de milliers d'emplois derrière, que c'est stratégique pour le pays. Mais Air France doit faire des efforts de compétitivité. Air France doit continuer à réduire ses émissions de CO2. Air France doit garder son ambition d'être la première compagnie mondiale en termes de respect de l'environnement. Nous ne signons pas de chèque en blanc. »

Il y a quelques jours, le groupe Air France, dont la dette a doublé depuis l'an dernier, a proposé de nouvelles pistes d'économies aux salariés. Un terrain miné. Les syndicats auraient prévu de se réunir en Comité social et économique central (CSEC) extraordinaire dès ce mardi.