Paris: son chat est coupé en deux par un TGV, elle demande "justice" à la SNCF

Un chat sur les rails d'un train (ILLUSTRATION) - Pixabay

Une femme a vu son chat écrasé par un TGV près de la gare Montparnasse à Paris, alors qu'elle avait demandé aux agents d'intervenir. La SNCF dit "regretter vivement" cet incident.

Une fin brutale. Georgia a vu son chat Neko (chat en japonais) être écrasé le 2 janvier dernier par un train de la gare Montparnasse à Paris. La passagère déplore l'inaction ainsi que le manque d'écoute de la SNCF et demande justice, raconte ce vendredi Le Parisien.

Le chat élit domicile sur les rails

Georgia et sa fille de 15 ans Melaïna s'apprêtent à quitter la capitale en direction de Bordeaux, en Gironde, quand le chat, transporté dans une sacoche, échappe à leur attention et parvient à se faire la malle.

Le félin a la mauvaise idée d'élire domicile sur les rails du train. Ses deux propriétaires le repèrent rapidement et préviennent le personnel de la gare. "Je hurlais, je paniquais", se remémore la jeune fille inquiète. Mais pas question d'intervenir pour la SNCF.

"On nous a dit: 'Ce n’est qu’un chat' ou encore 'lorsque le train va partir, il va s’échapper'", se souvient Georgia.

La SNCF refuse d'intervenir

Pour des questions de sécurité, l'entreprise de transport interdit formellement aux deux femmes de tenter d'aller sauver elles-mêmes l'animal un peu trop aventureux.

"Il est extrêmement dangereux de descendre sur les voies car elles sont électrifiées. (...) On peut chuter ou encore se blesser", rappelle la SNCF.

Après 20 minutes de négociations, la société ferroviaire campe sur ses positions et le TGV démarre comme prévu. Le chat tente de fuir et parvient à courir jusqu'au bout de la voie, mais est malgré tout percuté par le train. Il finit coupé en deux.

Une "scène gore" que Melaïna aurait préféré oublier. "Notre chat a été exécuté", dénonce aujourd'hui l'adolescente.

Une "tragique situation" pour l'entreprise ferroviaire

La SNCF propose alors à Georgia de récupérer le corps de son chat. "Je ne comprends pas: on ne pouvait pas descendre pour sauver notre chat vivant, mais il est maintenant possible de le récupérer mort", déplore-t-elle, indiquant avoir fermement refusé la proposition.

"Si la loi ne protège pas les animaux dans les transports, cela doit changer", dénonce aujourd'hui Georgia qui déplore l'inaction et le manque de compréhension des agents de la SNCF. Melaïna rappelle de son côté que les deux femmes ont payé un billet de train en plus pour pouvoir voyager avec Neko. Elle demande que "justice soit rendue".

La SNCF dit "regretter vivement" cet épisode et parle d'une "tragique situation". Elle rapporte au quotidien avoir "pris en charge les deux voyageuses" et leur avoir chacune offert un billet de train pour qu'elles puissent prendre la rame suivante.

Article original publié sur BFMTV.com

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