Paris: un "caméléon de l'escroquerie" devant la justice

(Photo d'illustration) - AFP
(Photo d'illustration) - AFP

Tahar Y. comparaît ce vendredi en correctionnelle. Ce Parisien de 32 est jugé pour une série de vols et d'escroqueries commise dans la capitale. Capable de changer de rôle et de personnages en quelques minutes, il a ainsi trompé de nombreuses victimes dans des méfaits parfois rocambolesques.

En mai dernier, à Paris, Tahar Y. prétend venir livrer un repas à l'appartement d'un homme de 89 ans. Quelques minutes plus tard, il appelle les pompiers car d’après lui, une personne âgée est en train de suffoquer derrière la porte d’entrée. Les secours se rendent sur place: l'homme faisait effectivement un AVC. Pendant l'intervention, l'escroc reste dans l'appartement.

Peu de temps après, il revient dans l'immeuble. Cette fois, il ne joue plus le rôle d'un livreur de repas mais du gendre de la victime, en ayant notamment changé de vêtements. Il arrive à convaincre le gardien pour rentrer dans le domicile. Il en ressort en ayant dérobé une montre Rolex d’une valeur de 55.000 euros, des bijoux en or et deux cartes bancaires, rapporte Le Parisien.

Un vol devant un commissariat en se faisant passer pour un policier

Le vol n'est découvert que plusieurs jours plus tard. Les enquêteurs s'aperçoivent alors que les cartes bancaires de la personne âgée ont été utilisées pour un montant de plus de 10.000 euros.

La police découvre alors d'autres escroqueries commises par Tahar Y., notamment qu'il utilise une moto volée et commet diverses infractions que le vrai propriétaire du véhicule reçoit depuis plusieurs mois.

En juin, le "caméléon de l'escroquerie" donne rendez-vous à un homme pour, supposément, lui acheter sa moto Harley-Davidson, devant un commissariat de la capitale, puisqu'il prétend y travailler en tant que policier. Il essaye l’engin et s'enfuit devant les yeux de sa victime.

Selon les informations du Parisien, lors de sa garde à vue, il est passé en partie aux aveux sur les différents vols qui lui sont reprochés.

Article original publié sur BFMTV.com