Paris et Berlin favorables à un impôt minimum de 21% pour les entreprises

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L'idée d'une taxe mondiale sur les bénéfices des entreprises ne sera peut-être bientôt plus un serpent de mer. La proposition a été présentée lundi à ses partenaires par le Trésor américain, et elle a été acceptée mardi par la France et l’Allemagne. L’instauration d’un taux d’imposition minimum applicable partout dans le monde marquerait une véritable révolution fiscale à l’échelle de la planète. Ce projet, porté par Joe Biden, est soutenu avec enthousiasme par Emmanuel Macron - un peu moins par Angela Merkel -, ce qui lui donne une certaine viabilité.

Un calendrier resserré

Les ministres des Finances des pays du G20, et donc les principales économies mondiales, sont tombés d’accord sur une ébauche de calendrier, avec l'horizon de la "mi-2021" pour finaliser les contours de ce nouvel impôt. Le temps de conduire des négociations au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Si ce délai est respecté, cela permettrait de mettre en œuvre cette taxe au premier semestre 2022.

Les parrains du projet veulent aller très vite, précisément pour éviter au maximum les blocages. Car les réticences risquent d'être nombreuses, à commencer par celles des grands groupes multinationaux qui sont aussi, en général, les champions toute catégorie de ce qu’on appelle "l’optimisation fiscale", et qui est bien souvent de la fraude pure et simple. Elle est estimée à 245 milliards d’euros par an pour les seules sociétés, un chiffre auquel il faut rajouter les 182 milli...


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