A Paris, les agents immobiliers peinent à attirer les clients avec des visites virtuelles

Le virtuel ne remplace pas encore la réalité. En tout cas en matière d'immobilier. En raison du confinement, impossible pour un acheteur d'aller voir sur place l'appartement ou la maison qu'il convoite. Les agents doivent donc trouver des solutions, comme les visites virtuelles. Mais la formule ne séduit pas, notamment à Paris. Pour appâter le client, Stéphanie Ursat a sorti son appareil photo et mis en valeur par l'image une vaste demeure de la banlieue parisienne. Mais la professionnelle le constate, cela ne suffit pas pour convaincre. Surtout quand la maison s'affiche à 2,6 millions d’euros ! "Tous les gens qui ont fait des visites virtuelles n’ont fait une offre qu’après la vraie visite". Pas de coup de cœur donc sans découverte réelle des lieux. Alors pour tenter de maintenir leur activité, certains agents prennent le risque de faire visiter clandestinement des biens. Une infraction qui peut leur coûter la fermeture administrative. Ajouter une case dans la dérogation Face à ce constat, le secteur immobilier réclame des assouplissements. "On demande une chose extrêmement simple, c’est de permettre dans l’attestation de déplacement, de rajouter une case qui autorise les clients à aller visiter un logement, pour le louer ou bien pour l’acheter", suggère Laurent Vimont, président de Century 21. En début de semaine, les professionnels du secteur ont envoyé une lettre au gouvernement. "La situation que traverse notre pays est aussi inédite que terrible. Depuis l'annonce du nouveau confinement, nous sommes dans une grande incompréhension" ont-ils écrit.N’immobilisez pas l’immobilier M. le Président. @EmmanuelMacron pic.twitter.com/Zg5PmkjBcC — Laurent Vimont - C21 (@LaurentVimont) November 9, 2020Mais le porte-parole de l’exécutif, Gabriel Attal, a retoqué toute idée d’allègement du confinement ce 10 novembre : "Il semble très tôt pour proposer un assouplissement des règles qui ont été fixées". Au troisième trimestre 2020, le marché de l’immobilier a perdu 17% de son activité en région parisienne.