Paris: 33 interpellations après la manifestation contre la loi "sécurité globale"

Cy.C
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Des centaines de personnes ont manifesté ce mardi à Paris pour protester contre l'article 24 du projet de loi, perçu comme une atteinte à la liberté d'informer. - BFMTV
Des centaines de personnes ont manifesté ce mardi à Paris pour protester contre l'article 24 du projet de loi, perçu comme une atteinte à la liberté d'informer. - BFMTV

Les forces de l'ordre ont interpellé 33 personnes mardi à la suite des heurts près de l'Assemblée nationale survenus à la fin du rassemblement contre la loi controversée "sécurité globale", a indiqué ce mercredi la préfecture de police.

Les échauffourées ont fait "dix blessés légers dont neuf parmi les forces de sécurité intérieure", a ajouté la préfecture.

En début de soirée, la police a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes pour disperser une centaine de personnes, parmi lesquels figuraient de nombreux jeunes qui ont détruit du mobilier urbain, avant que le calme ne revienne vers 21H30.

Darmanin condamne "des violences inacceptables"

Gérald Darmanin a dénoncé mercredi "des violences inacceptables" avec des "magasins attaqués, des policiers qui ont reçu des pavés sur la tête, des policiers insultés".

"Alors que des représentants du peuple allaient légitimement discuter d'un texte de loi, il y avait une pression sur les représentants de la nation pour ne pas discuter librement. Nous sommes en démocratie, les parlementaires ne peuvent pas agir sous pression", a ajouté le ministre de l'Intérieur, interrogé sur Europe 1.

Des centaines de personnes s'étaient rassemblées en milieu d'après-midi à l'appel notamment de syndicats de journalistes et associations de défense des droits de l'homme pour protester contre la proposition de loi "sécurité globale" qui empêcherait selon eux les journalistes et citoyens de filmer les forces de l'ordre durant les manifestations.

Leur critique vise l'article 24 de cette proposition de loi portée par LaREM et son allié Agir, dont l'examen démarrait mardi.

Il prévoit de pénaliser d'un an de prison et 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention, lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique".

Article original publié sur BFMTV.com