Paris : 300 migrants investissent une école du 16e arrondissement

Source AFP
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Moins d'une heure après l'occupation, la police faisait le siège du bâtiment.
Moins d'une heure après l'occupation, la police faisait le siège du bâtiment.

Zubahir déblaie les morceaux du faux plafond qui s'est écroulé pour installer les couchettes : avec 300 autres migrants, cet Afghan a investi une ancienne école maternelle du 16e arrondissement de Paris pour échapper au froid, à la pandémie? et aux « ?violences policières? ». Il était 13 h 30 dimanche lorsque ces exilés, qui s'estiment oubliés des récentes opérations de mise à l'abri, se sont engouffrés dans cet établissement à l'abandon de la rue Erlanger, sous les yeux médusés des riverains, sortis sur les balcons pour voir tomber d'épais flocons de neige.

À l'intérieur, le plafond en partie éventré, les dalles arrachées, les fils électriques et les dessins d'enfants qui pendent de guingois rappellent que l'école maternelle délabrée est vide depuis deux ans, comme le soulignent les associations Utopia56, Solidarité migrants Wilson, Droit au logement (DAL) et CSP75 (Coordination des sans-papiers de Paris), qui ont monté l'opération de « ?visibilisation? ». « ?L'objectif, ce n'est pas de rester là, c'est d'obtenir un abri pour ces personnes restées sur le carreau? », explique à l'AFP Yann Manzi, fondateur d'Utopia56, rappelant que l'établissement fait partie des 489 lieux signalés comme libres à l'État pour une mise à l'abri, dans le cadre du « ?collectif réquisition? » monté par les quatre associations.

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