Paris 2024, sport à l'école, nouveau mandat : Maracineanu revient sur ses chantiers ministériels

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Entre les deux tours de l'élection présidentielle, la ministre déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu, était l'invitée des Grandes Gueules du Sport sur RMC. Elle y a évoqué le bilan de son mandat et les chantiers à venir.

Suspendue, comme l’ensemble du gouvernement Castex, aux futurs résultats de l’élection présidentielle, Roxana Maracineanu était l’invitée des Grandes Gueules du Sport sur RMC ce dimanche. L’actuelle ministre déléguée chargée des Sports en a profité pour revenir sur les grands chantiers de son quinquennat et évoquer l’avenir, à 838 jours du début des Jeux olympiques de Paris 2024.

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Le sport à l’école, une priorité

Au cours de l’entretien, Roxana Maracineanu a particulièrement insisté sur l’un des principaux chantiers de son mandat : le sport à l’école, en rappelant l’urgence d’"éduquer les enfants à une pratique sportive physique régulière". "On l’a vu avec la crise sanitaire, les personnes qui sont décédées, c’est aussi parce qu’elles étaient en surpoids, avec des facteurs de comorbidité liés à l’inactivité, a expliqué la ministre. C’est pour ça que les 30 minutes qu’on a déjà commencé à déployer dans 6 000 écoles durant ce mandat, ça doit être généralisé partout."

La mesure doit être inscrite dans le programme de l’Éducation Nationale dans le futur. Sur les cycles d’EPS, il est prévu d’apprendre à nager le plus tôt possible, dès la maternelle, et également à rouler à vélo, dans le sillage du programme "Savoir rouler" qui a déjà été mis en place un peu partout en France.

Paris 2024 : "Pas de défaitisme"

L’ambition de la délégation française à Paris a notamment été évoquée, en s’appuyant sur le constat de Teddy Riner, qui a jugé "irréaliste" l’objectif annoncé de 90 médailles. Maracineanu a refusé de se montrer "défaitiste" à ce sujet, affirmant qu’"on verra ce qu’on peut faire". "Le nombre de médailles, ce n’est pas mon dada, a-t-elle avancé. Je préfère faire confiance aux sportifs, aux entraineurs, à leur capacité. Ce qui m’intéresse c’est ce que ça va générer en France, sur la partie sport pour tous, sur la place du sport, sur l’aspect économique."

La ministre est également revenue sur la polémique sur la salle devant accueillir le basket en 2024, qui a fait beaucoup réagir ces dernières semaines après le choix puis l’abandon du Parc des Expos. "Il faut que les installations provisoires soient discutées avec les instances qui connaissent les meilleures conditions pour que les sportifs et les familles puissent vivre au mieux cette compétition, a-t-elle également expliqué. Si le Parc des expositions ne convient pas, on fera ailleurs, c’est dans les tuyaux déjà."

Vers un futur ministère des Jeux ?

Par le passé, plusieurs pays accueillant les Jeux olympiques ont créé à cette occasion un temporaire ministère des Jeux pour chapeauter l’organisation au niveau étatique. Cette perspective est aussi envisagée en France, à en croire Maracineanu. "On pourrait le faire, bien sûr, a-t-elle assuré. Il faut que le ministère des sports garde son inter-ministéralité. L’État doit être présent pour l’organisation des Jeux."

Un mandat possiblement prolongé

Ministre des sports depuis le 4 septembre 2018, date à laquelle elle a succédé à Laura Flessel, l’ancienne nageuse a déjà vécu l’un des plus longs mandats pour quelqu’un dans sa position dans l’histoire récente. En cas de réélection d’Emmanuel Macron, elle ne dirait visiblement pas non si le président lui proposait de prolonger son bail, même si elle a refusé de l’énoncer tel quel. "Je suis pleine d’énergie et je suis au service", a-t-elle simplement commenté avec un sourire évocateur à l'écoute de cette question.

Article original publié sur BFMTV.com

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