Paris 2024: le rêve olympique de Marzieh Hamidi, exilée afghane

Championne afghane de taekwondo, Marzieh Hamidi a dû fuir en août dernier son pays, retombé sous le joug des talibans, pour un exil en France, où elle rêve de participer aux Jeux olympiques de Paris dans deux ans.

Née en exil en Iran il y a 20 ans, Marzieh Hamid est à nouveau déracinée, loin de sa famille et de ses amis, cette fois à Vincennes, à l'est de la capitale française. Elle raconte à l'AFP que le retour au pouvoir des talibans l'a obligée à quitter son pays et ne lui permettait plus de représenter son pays sur la scène sportive internationale. « Lorsque j'étais en Afghanistan, je faisais du sport pour rendre mon peuple fier, pour les femmes et pour moi-même. Mais cela n'était plus possible et je suis redevenue une réfugiée, car je suis née en exil », explique Marzieh Hamidi.

« Je m'entraîne toujours pour le même objectif. Surtout, après l'arrivée des talibans, j'ai décidé de travailler plus dur qu'avant et d'aller aux Jeux olympiques pour être fière de mon pays », souligne celle qui a décroché plusieurs médailles d'or dans des compétitions régionales et nationales.

« Mon succès est mon combat »

Mais le traitement ultra-répressif des femmes réinstaurées par le régime taliban et symbolisé par l'exclusion de toute scolarité secondaire, l'a contrainte à s'enfuir pour conserver sa liberté. « Mon combat a commencé lorsque je faisais du sport en tant que fille dans une société traditionnelle en Afghanistan », rappelle-t-elle.

« Et maintenant, je prends ce combat plus au sérieux, parce que mon sport est mon combat, mon succès est mon combat contre les terroristes qui sont contre les femmes ».

(Avec AFP)


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