De Paris à la Nièvre, une série de violences urbaines : un effet couvre-feu ?

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Depuis plusieurs jours, les forces de l'ordre sont la cible de tirs de mortiers d'artifice dans plusieurs métropoles et quartiers populaires. De quoi décréter une explosion de la "guérilla urbaine", comme l'a déclaré Rachida Dati ? Pas sûr.

Ce mois de mars particulièrement chaud, avec une hausse record du mercure en France — jusqu’à 11 °C de plus que la moyenne saisonnière — a également connu une multiplication des violences urbaines un peu partout en France. Le 30 mars, des policiers qui avaient interrompu un barbecue clandestin en plein air à Creil (Oise), peu avant la tombée du couvre-feu, et qui avaient dû disperser la quarantaine de participants à l'aide de spray lacrymogène, se sont retrouvés sous les tirs de mortiers d’artifice. La préfète de l’Oise a dénoncé "la lâche prise à partie de nos forces de l'ordre", après des attaques du même type dans les villes voisines de Clermont et Nogent-sur-Marne. Le même soir, le quartier Banlay, à Nevers (Nièvre), s’est lui aussi embrasé. Du côté de la capitale et de la métropole lyonnaise, c'est le week-end qui a été très orageux. Samedi soir 27 mars, un feu d’artifice sauvage a retenti dans le quartier Falguière (Paris XVe). Un petit noyau de jeunes hommes a tiré sur des policiers en intervention. Cinq suspects ont été interpellés et placés en garde à vue. Le même soir, à Rillieux-la-Pape (Rhône) à côté de la capitale des Gaules, plusieurs individus ont incendié quatre voitures mais aussi un bus de la métropole, ce qui a...

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