Danser pourrait ralentir la progression de la maladie de Parkinson

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Des malades de Parkinson dansent à San Francisco

Une étude confirme que cette activité physique agit sur de nombreux symptômes de la maladie neuro-dégénérative et recommande une durée.

En France, plus de 100 000 personnes sont touchées par la maladie de Parkinson. Cette maladie neuro-dégénérative se caractérise par la destruction des neurones à dopamine, indispensables à l'activité normale du cerveau. Les traitements actuels permettent de contrôler les symptômes moteurs associés à la maladie, mais ils sont sans effet sur les autres symptômes et sur la progression de la dégénérescence. Alors, pour enrayer sa progression, d’autres techniques sont à l’étude.

Une recherche publiée dans la revue Brain Sciences s’est intéressée aux effets de la danse sur la maladie d’un stade léger à modéré. Les auteurs ont observé un ralentissement de la progression dès que l’activité physique est pratiquée au moins une heure et quart par semaine. Les trois ans de recherche ont montré des effets positifs sur les problèmes moteurs quotidiens des malades tels que les troubles de l'équilibre et de la parole, qui conduisent souvent à l'isolement social.

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Des effets bénéfiques sur le long terme

Dans le détail, 16 participants atteints d’une forme légère à modérée (11 hommes, cinq femmes), dont l’âge moyen était de 69 ans, ont été suivis pendant trois ans, de 2014 à 2017. Ils ont tous participé à un cours de danse d’une heure et demie dans une école canadienne. Les résultats de ce groupe ont ensuite été comparés à ceux de 16 participants qui ne pratiquaient pas de danse.

"La danse active des zones cérébrales chez les personnes n'ayant pas la maladie de Parkinson", rappelle Joseph DeSouza, l’auteur principal de l’étude."Pour les personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson, l’activité peut en plus avoir un impact sur leur vie quotidienne" en réduisant notamment l’isolement. L’activité agit sur les problèmes cognitifs, moteurs et neuronaux des personnes malades.

Cette étude est un pas de plus vers la mise en place d’une stratégie de neuroréadaptation à long terme pour lutter contre les symptômes de la maladie de Parkinson. En France, des ateliers ont déjà été mis en place à destination des patients.

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