Les parents de Yann Moix répondent aux accusations de maltraitance de son livre

Jade Toussay
Yann Moix à Calais le 5 mars 2018. 

MÉDIAS - “Orléans”, le nouveau livre de Yann Moix, doit paraître le 21 août prochain aux éditions Grasset. Dans cette oeuvre, l’écrivain et ex-chroniqueur revient à nouveau sur les faits de maltraitance dont il dit avoir été victime pendant son enfance. Des accusations formellement démenties par son père dans une interview à La République du Centre samedi 17 août.

Ce n’est pas la première fois que Yann Moix accuse ses parents de maltraitance dans un ouvrage: “Panthéon”, paru en 2006, racontait déjà “l’histoire du petit Yann (...) enfant martyr battu par ses parents”. Il y reviendra ensuite quelques années plus tard devant les caméras et à plusieurs reprises.

“Je tiens à dire que notre fils n’a jamais été battu”, affirme d’emblée José Moix. Qui ajoute cependant que “la notion d’enfant battu a évolué entre les années 1970-80 et aujourd’hui.”

Il reconnait ainsi avoir donné “une bonne paire de claques” à son fils, lorsque celui-ci le “méritait”, “comme cette fois où Yann a tenté de défenestrer son frère du premier étage” ou qu’il “a mis la tête d’Alexandre (son frère) dans les WC et a tiré la chasse d’eau”.

Selon son père, Yann Moix ”était un ado dur. Et peut-être qu’au fond, si j’avais été moins sévère, il n’en serait pas là où il est aujourd’hui, vu ses fréquentations de l’époque”, se justifie le père de l’écrivain.

“J’ai des origines catalanes et ai été strict, j’en conviens, mais jamais je n’aurais été capable de faire manger ses excréments à mon fils. Prétendre cela relève de la psychiatrie, ce n’est pas possible!”, déclare José Moix, en revenant sur l’une des accusations portées par Yann Moix ces dernières années.

“Je ne suis pas un bourreau”

À mille lieues des affirmations de son fils, José Moix décrit au contraire l’écrivain comme un enfant soutenu par ses parents bien après l’adolescence.

“S’il avait vraiment été un enfant battu, qu’on ne l’avait jamais aimé sa mère et moi, croyez-vous qu’on lui aurait payé ses études jusqu’à Sciences Po ? (...) On a acheté...

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