"Parcoursup : les bons sentiments ne font pas une bonne politique de recrutement"

À l’heure où une génération d’élèves de terminale reçoit, via l’algorithme de Parcoursup, des propositions d’affectation dans l’enseignement supérieur, il peut être pertinent de s’interroger sur les critères qui président à la sélection des dossiers par les établissements concernés, estime Jean-Yves Chevalier, professeur de mathématiques en classe préparatoire.

À première vue, il semble logique que ces critères reposent sur le dossier scolaire et l’adéquation des choix des disciplines et des options choisies dans le secondaire et du parcours envisagé. La réalité est toutefois un peu différente. On ne discutera pas ici de la pertinence du logiciel, des priorités que, comme tout logiciel, il met en avant, mais seulement des outils dont disposent les établissements d’enseignement supérieur pour hiérarchiser les dossiers, vilain mot peut-être, mais l’algorithme repose sur un classement des candidatures.Pour l’adéquation des spécialités et options choisies par le candidat en terminale et de ses choix d’études supérieures, le ministère a souhaité que le recrutement ne soit pas trop limité par les choix antérieurs et on peut le comprendre. On peut changer d’avis à dix-huit ans. Le nombre de dossiers à étudier, compte tenu d’un nombre de places contraint, conduit donc à examiner d’autres critères.Importation américaineLe critère scolaire semble le plus évident : notes obtenues en terminale, appréciations des professeurs… Mais si l’inflation a disparu depuis bien des années...

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