Parcoursup, une épreuve pour les quartiers défavorisés

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En classe de seconde, un élève sur quatre n'a pas du tout confiance en lui pour choisir un métier qui lui convienne, selon une étude menée dans trois lycées de "quartiers prioritaires de la politique de la ville" en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et le Val-d'Oise. Ces chiffres résonnent de façon particulière alors que la plateforme Parcoursup recueille depuis mercredi les vœux des élèves de terminale pour leurs études supérieures.

Ils proviennent d'une enquête récemment publiée et menée il y a un an auprès de 599 élèves par JobIRL, association d'aide à l'orientation référencée par Parcoursup. Pas de doute que le contexte sanitaire ne facilitera pas les choix, alors que les salons et opérations portes ouvertes se font sur le mode virtuel. "Un lycéen sur trois ne se sent pas à l'aise pour trouver de l'information sur Internet sur les métiers", ajoute Jules Donzelot, sociologue et délégué scientifique de JobIRL. "Et, toujours dans ces quartiers défavorisés de banlieue parisienne, un élève sur cinq ignore si l'un de ses parents détient un diplôme postbac. Il faut développer des actions pour faire naître des aspirations et les aider à élaborer un projet de vie."

Le poids du confinement

Une étude nationale publiée cette semaine par Article 1, autre ­association d'aide à l'orientation, montre qu'il y a urgence : 64% des lycéens de terminale affirment n'avoir pas été suffisamment ­accompagnés dans leur choix, sur un échantillon de 2.692 élèves ­interrogés début janvier. Ains...


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