Ce parcours street art qui a métamorphosé l'ancienne cité minière de Bessèges dans le Gard

Depuis quelques mois, la petite ville de Bessèges dans le Gard prend des allures de musée du street art à ciel ouvert. Les murs abandonnés et les friches industrielles de l'ancienne ville minière offrent un terrain de jeu exceptionnel aux street artistes. Un défi relevé par l'association Miaou (Musée Intercommunal d'Art Ouvert et Urbain) qui souhaite rendre accessible l’art urbain à tous et à n'importe quel moment.La place des femmes dans le street art Une cinquantaine de fresques vont fleurir en 2021. Au cours de sa déambulation, le curieux pourra notamment découvrir l'oeuvre monumentale de la street artiste, Kashink. Perchée à dix mètres de haut sur un chariot élévateur, la graffeuse originaire d'Alès s'est lancé un défi : dresser son autoportrait en quelques coups de spray. À travers son oeuvre, Kashink détourne les codes du genre et de la féminité et se démarque d'un milieu artistique souvent associé aux hommes. "C'est aussi une manière d'inspirer d'autres femmes à pratiquer soit une forme d'art public ou d'explorer leur créativité. Quand j'ai commencé il y a une quinzaine d'années, on était très peu et aujourd'hui on est près d'une centaine. Je trouve ça très encourageant", assure-t-elle. Le plus grand circuit street art des Cévennes Entre originalité et poésie, l'ancienne ville minière située au coeur d'un territoire rural fait revivre son passé ouvrier. Collages, pochoirs, graffs, peintures, les street artistes invités à Bessèges ont chacun leurs propres inspirations et leur propre style. "Ça va du figuratif à l'abstrait avec des techniques différentes, on peut avoir des peintures très classiques au pinceau ou à la bombe avec des artistes qui viennent du monde du graff", explique Matthéa Jacomet, de l'association Miaou.Bessèges s'inscrit comme le plus grand circuit artistique des Cévennes, entièrement dédié au street art. À ne pas manquer aussi lors de la balade, La fresque baleine, par l'artiste l'Insecte.