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Le Parc des Princes n'est pas à vendre, réaffirme le Conseil de Paris

Vue aérienne du stade du Parc des Princes (bas) et du stade Jean Bouin (haut), le 11 juillet 2023 à Paris (Emmanuel DUNAND)
Vue aérienne du stade du Parc des Princes (bas) et du stade Jean Bouin (haut), le 11 juillet 2023 à Paris (Emmanuel DUNAND)

Le Conseil de Paris présidé par la maire Anne Hidalgo a réaffirmé mardi "l'appartenance du Parc des Princes au patrimoine de la Ville", refusant une nouvelle fois la vente du stade au PSG, avec lequel les relations sont au point mort depuis plus d'un an.

Un an après que l'édile PS a fermé la porte en annonçant, en janvier 2023, que le Parc "ne sera(it) pas vendu", l'assemblée municipale dominée par la gauche a conforté cette position, demandant que la modernisation de l'enceinte sportive "soit réalisée dans le cadre d'un montage satisfaisant toutes les parties mais n'impliquant pas sa cession".

"Nous voulons depuis le début que le PSG reste au Parc des Princes" mais "nous ne souhaitons pas céder le patrimoine parisien", a redit l'adjoint au sport Pierre Rabadan, rappelant que la mairie avait passé "quatre ans sur un projet d'extension" entre 2018 et 2022.

Le PSG, engagé jusqu'à fin 2043 dans un bail emphytéotique de trente ans avec la mairie, propriétaire, considère l'acquisition du stade indispensable pour mener à bien son projet d'agrandissement à 60.000 places - contre environ 48.000 places actuellement.

Mais "la discussion s'est arrêtée le jour où ils ont conditionné ces travaux d'agrandissement à un rachat pur et simple", selon M. Rabadan.

Depuis, l'exécutif parisien n'a "eu de cesse de demander un retour du dialogue, ce que nous n'avons toujours pas aujourd'hui", a reconnu l'ancien rugbyman du Stade Français.

Devant le blocage persistant, "le risque majeur est de voir le PSG quitter le Parc" et que la municipalité soit obligée d'"assumer tous les coûts d'investissement pour un stade vide", a mis en garde le maire LR du 16e arrondissement Jérémy Redler.

A force d'"atermoiements" et d'"informations contradictoires", "vous démontrez de nouveau que vous ne savez pas travailler avec vos partenaires, au détriment de Paris", a fustigé l'opposant Horizons Pierre-Yves Bournazel, s'adressant à Anne Hidalgo.

Début janvier 2024, les adjoints Emmanuel Grégoire et Pierre Rabadan avaient appelé le PSG à la reprise du dialogue, disant vouloir lui donner des "garanties" sur une location très longue durée.

pyv/cal/sla