Un parasite associé à l’immunothérapie pourrait améliorer la réponse de certaines tumeurs

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Les cellules cancéreuses présentent de profonds remaniements génétiques et en particulier, au fur et à mesure que la maladie progresse, cessent d’exprimer à leur surface les antigènes qui déclenchent la réponse immunitaire. Cela leur permet d’échapper au système de surveillance et de destruction des cellules cytotoxiques. Plus encore, elles peuvent, pour certaines, exprimer des protéines transmembranaires (ligand de mort programmée PDL1 pour Programmed death-ligand 1) leur permettant d’échapper aux lymphocytes T cytotoxiques en induisant leur inhibition.

Dès lors, une nouvelle piste thérapeutique peut voir le jour en matière de traitement contre les cancers et l’immunothérapie a connu un boom ces dix dernières années. Contrairement aux traitements par chimiothérapie ou radiothérapie, cette nouvelle approche thérapeutique ne s’attaque pas directement à la cellule cancéreuse mais aide le système immunitaire à reconnaître et à détruire les cellules tumorales. Dans ce domaine d’action, certains outils utilisés, comme les anticorps monoclonaux (anti-PDL1) ont de plus l’avantage de cibler spécifiquement les cellules tumorales en bloquant l’expression des protéines qui leur permettent d’échapper à la cytotoxicité immunitaire. Des effets thérapeutiques durables ont d’ailleurs été récemment mis en évidence avec l’utilisation de cette immunothérapie sur des tumeurs solides dans le cas de cancers avancés.

Toxoplasma gondii : un parasite « utile »

Parce qu’il existe des tumeurs qui ne répondent pas à l’immunothérapie, tumeurs dites froides, un groupe de chercheurs des universités de Nottingham (Royaume-Uni) et de Ningbo et Shanxi (Chine) ont conçu l’idée d’utiliser des agents pathogènes inactifs tels que Toxoplasma gondii pour moduler la réponse immunitaire au sein des tumeurs froides. L’idée est d’augmenter ainsi l’effet thérapeutique des anticorps monoclonaux bloquant les protéines d’échappement des cellules cancéreuses.

Toxoplasma gondii : c’est un protozoaire parasite...

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