Paralysie. ​Espagne : la Catalogne se cherche un président

Courrier international (Paris)
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Un mois et demi après leur victoire aux élections législatives catalanes, les partis indépendantistes se déchirent sur leur programme commun et ne parviennent pas à élire le président de la Généralité. Si aucun accord n’est trouvé dans les deux prochains mois, la région autonome devra réorganiser des élections, prévient la presse espagnole.

Nouveau vote et nouvel échec. Le mardi 30 mars, le Parlement de Catalogne s’est réuni pour la deuxième fois en quelques jours afin d’élire le président de la Généralité (le gouvernement autonome catalan). Mais le candidat indépendantiste Pere Aragonès (ERC, gauche) a échoué à se faire réélire.

Le président sortant de la Généralité n’a récolté que 42 votes en sa faveur sur les 68 nécessaires pour atteindre la majorité absolue. La faute aux 32 députés abstentionnistes du parti indépendantiste de centre droit Junts. “Junts aggrave la paralysie en Catalogne avec un nouveau blocage à l’investiture d’Aragonès”, titre le quotidien de centre gauche El País, dans la foulée du résultat du vote.

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En effet, un mois et demi après leur victoire aux élections législatives catalanes, les deux partis indépendantistes catalans ne parviennent pas à se mettre d’accord sur un programme commun. Les partenaires s’écharpent notamment sur la méthode à appliquer “pour atteindre l’objectif de l’indépendance”, explique El País.

Depuis la tentative avortée de sécession de la Catalogne à l’automne 2017, les deux partis ont pris des chemins divers. ERC s’est détaché de la stratégie de rupture unilatérale avec Madrid afin d’opter pour le dialogue.

Indépendantisme et fatigue pandémique

Faute d’un accord qui “retard[e] inutilement la formation d’un nouveau gouvernement”, le blocage de Junts “relance le compte à rebours qui enclenche automatiquement une nouvelle

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