Paradoxe nigérian : au pays de l’or noir, les avions manquent de kérosène

PHOTO / AFOBALI SOTUNDE / REUTERS.

Les compagnies aériennes nigérianes d’Abuja ont finalement renoncé à suspendre leur projet d’immobiliser tous les vols locaux. L’annonce a été faite, dimanche 8 mai au soir, par l’association des opérateurs aériens, “quelques heures seulement avant l’entrée en vigueur de la décision”, rapporte le site de CNN. Dans un premier temps, Air Peace, le plus grand transporteur nigérian avait renoncé à la suspension, ainsi qu’Ibom Air et Dana Air. Les compagnies Arik et Aero Contractors ont vite suivi, précise Premium Times Nigeria, avant que toutes les compagnies aériennes annoncent que les opérations ne seraient pas interrompues comme cela avait été annoncé deux jours plus tôt.

Les opérateurs aériens ont donc cédé aux pressions du gouvernement, des associations de protection des consommateurs et des clients, alors que la flambée du prix du kérosène les avait poussés à envisager cette mesure extrême. En effet, le prix du carburant a considérablement augmenté en moins d’un an, entraînant avec lui les coûts d’exploitation, qui ont augmenté d’environ 95 %, indique le site américain.

Hausse vertigineuse des prix

Les compagnies nigérianes avaient annoncé leur projet d’immobilisation des vols locaux dans une lettre collective adressée au ministre de l’Aviation, Hadi Sirika, et à l’Autorité nigériane de l’aviation civile (NCAA), le 6 mai dernier. Le ministre de l’Aviation avait alors “supplié” les compagnies aériennes nigérianes de suspendre leur arrêt prévu des opérations à partir de lundi en raison de l’augmentation du coût du carburant d’aviation, “qui est passé de 190 nairas (0,43 euro) à 700 nairas (1,60 euro) par litre”, indique Premium Times Nigeria.

Bloomberg revient également sur les difficultés rencontrées par les 23 compagnies aériennes nigérianes. Avec cette haute vertigineuse des prix, elles affirment avoir “subventionné” les vols depuis quatre mois.

La guerre russe contre l’Ukraine a provoqué “une perturbation massive des marchés de l’énergie”, note le site économique américain. Il ajoute que “la perte de 3,2 millions de barils par jour de capacité de raffinage pendant les années de la pandémie n’aide pas non plus”.

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